jeudi 27 août 2015

I love Lyon de Chantal Pelletier



Descriptif éditeur : Accueillir un Japonais qui vénère le poisson, ce n'est pas forcément évident au pays des quenelles et du saucisson à cuire. Mais JH et sa bande ne sont pas à une bizarrerie près. L'essentiel, pour les habitants de l'immeuble, c'est de rester ensemble, soudés. Quitte à éliminer les gêneurs, et les moyens ne manquent pas quand on a de l'imagination.

Fiche Babelio


Ma critique :

J'aime bien le concept de la collection, offrir des romans de gare (ou plutôt nouvelles de gare) à petits prix, qui se lisent le temps d'un trajet en TGV, se situant chaque fois dans une ville différente, et avec un mini-guide façon texte libre pour conclure. Mais j'ai été moins séduite par le contenu.

Le ton un peu cru/vulgaire ne m'a pas beaucoup plus. Les phrases sont peu recherchées et pas très belles, mais le style varie d'un personage à un autre et ça c'est plutôt chouette. Les personages sont variés. Ils sont rassemblés parce qu'il sont amis et voisins, à la vie à la mort. L'histoire est très moyenne, on survole tout très vite, c'est du roman noir pas très original. On passe très vite sur tous les éléments, parfois d'intérets un peu douteux.

Un autre aspect m'a également déçue : le décors lyonnais ne joue pas un rôle super important, l'histoire se transpose sans problème à d'autres lieux malgré l'évocation des différents quartiers, et pour la collection je trouve ça dommage.

Les illustrations ne m'ont pas trop plu non plus, c'est pas moche mais un peu sommaire, je trouve qu'elles apportent peu à la nouvelle.

Le mini guide est très bof, on croule sous une énumération de lieux - bien que la ballade qui commence par la gare et raconte aussi "ce que c'est d'être lyonnais" était plutôt une bonne idée, le tout est très indigeste et perd finalement son âme. Dommage, un choix plus séléctif aurait pu donner un ensemble nettement plus sympa.

En bref le tout me donne une vague impression de baclé, donc bofbof mais en cas de désarroi dans le train pourquoi pas...

Ma note : 2/5

Critique publiée sur Babelio

mercredi 26 août 2015

Semaine 2 - Déconcentrée

17-26 aout 2015

Cette semaine, j'ai eu du mal à me concentrer sur à peu près tout : j'ai lu à peine quelques pages à la fois, j'ai eu du mal à mener des trucs jusqu'au bout et j'ai beaucoup perdu. Mais j'ai quand même fait pas mal de choses !


Côté lecture, j'ai enfin fini Long courrier de Emma Donoghue qui ne m'a pas passionnée (voir  l'article sur le blog). J'ai avancé dans Anima de Wajdi Mouawad mais j'ai souvent laissé tombé le livre à cause de ses passage très glauques et gores que j'ai trouvé vraiment dérangeants. C'est très bien, sinon. Du coup pour me détendre entre le glauque et le laborieux, j'ai lu Le sourire de Marie-Adélaïde de Anne Pietri (voir l'article sur le blog), un roman historique jeunesse sur l'histoire d'une princesse à la cour de Versailles. On m'avait recommandé cette auteur sur Babelio et c'est effectivement très chouette !

J'ai commencé L'aventure des mots français venus d'ailleurs de Henriette Walter que je trouve vraiment super : Accessible, ludique et pleins d'informations interessantes ! On a à la fois une explication assez globale de la construction de la langue française et des contacts avec les autres langues et des petites anecdotes, purement linguistiques ou avec une part historique. C'est peut-être un peu simple pour des passionnés du domaine mais pour moi c'est super. Bien meilleur que Secrets des expressions françaises de Colette Guillemard que je continue en même temps.

J'ai aussi lu deux BD : La maison de la faim de Loka Kanarp et Carl-Michael Edenborg, une histoire de fantôme, pas mal, et Le jeux video de Bastien Vivès, une BD humoristiques sympa sans être exceptionnelle, mais avec une teinte geek très réaliste.



Côté jeux de société, j'ai beaucoup joué cette semaine, je sens que ça va ralentir avec la rentrée.

J'ai fait du petit jeu : crazy cups (rapidité), streams (chance/prise de risque), art express (mon jeu de dessin préféré, où il faut dessiner aussi vite que possible), pick a pig (rapidité/observation), poison (cartes, tactique), welcome to the dungeon (stop ou encore), pile poil (rapidité, vocabulaire). Pas de découverte là-dedans cette semaine, mais je suis contente d'avoir enfin réussi à sortir pile poil en groupe.

Quelques jeux format moyen : Hansa, dont j'ai fait deux partie et dont je pense faire bientôt une critique, Eine Frage der Ähre, un jeu de pose de tuiles, Samuraï spirit, un coopératif assez froid plus tactique qu'il peut en avoir l'air, Roll for the Galaxy, dont j'ai fait la critique sur ce blog.

Et surtout pas mal de jeux de gestion : Bora bora, jeu que j'adore mais dont cette partie ne m'a pas trop convaincue, Brass, un excellent jeu plein de tensions mais assez difficile à apréhender, Caverna, où je perds systématiquement mais avec plaisir, Chateaux de Bourgogne (sûr, un jour j'en ferai la critique), Hawaii, là aussi un jeu que j'adore et une partie qui m'a déçue (et où je me suis fait poutrée), et on finit la semaine par deux découverte : Istanbul, le seul jeu que j'ai découvert cette semaine, pas trop lourd et plaisant, même si la partie a tourné un peu trop vite en ma faveur, et  La Loire, un jeu finalement assez simple bien que long mais dont les règles en français sont vraiment très mal écrites et pleines d'oublis (c'est du Ystari pourtant...) et où l'édition laisse un peu à désirer (pourquoi n'a-t-on pas d'aides de jeu ???) - dans tous les cas j'ai du mal à me faire une opinion pour le moment et il faudrait que j'y rejoue avec un début plus fluide et moins d'erreurs de règles.


Côté télé, j'ai vu Shutter Island, que je voulais voir après avoir fini le livre. J'ai été franchement déçue, je n'ai pas du tout été sensible à l'ambiance d'angoisse, contrairement au livre. J'ai détésté la musique beaucoup trop grandiloquante à mon goût. Ce qui était globalement le cas de la mise en scène. L'histoire était également moins convaincante, avec la partie enquête qui s'efface, et les défauts du livres sont toujours là. Bref, pas pour moi. Mais du coup j'ai pu tester un site de VOD et j'en suis plutôt contente, je constate notamment que contrairement à la dernière fois où j'avais cherché il y a de nombreux sites qui ne nous impose pas de télécharger des lecteurs dédié ou d'avoir des configurations bizarres.

J'ai aussi continué mon revisionage de Modern family, une de mes séries préférées, et j'ai fini la série Wet hot American Summer toujours du grotesque avec rien de réaliste dedans, un peu lourd mais distrayant.


J'en parlait la semaine dernière...
J'ai écrit une critique des jeux Alchimistes et Chocolatl, joués la semaine dernière.


Le billet de la semaine : consommatrice de culture

Que ce soit les livres, les jeux de plateaux ou les jeux videos, j'adore découvrir. Je fais du lèche vitrine sur internet, je saisis les opportunités pas chères pour des trucs qui ont l'air moyens, j'achète à l'aveugle de temps en temps, j'aime être surprise et je creuse assez peu. Une attitude franchement consommatrice donc.

Est-ce un mal ? Peut-être, c'est vrai que ça fait produire plus et dépenser plus de ressources. Mais en même temps, je trouve que le dynamisme d'esprit que ça induit est plutôt chouette, et ça permet également de raffiner ses goûts. En plus, du coup, je n'ai pas l'impression de devoir lire (par exemple) "rentable" en boudant tout ce qui n'est pas assez connu ou trop ambivalent pour être sûr de me plaire. J'ai souvent peu d'attentes des oeuvres que j'aborde . Et du coup, je suis contente et je profite sans me prendre la tête (ou alors, juste quand j'en ai envie !).

Ca va aussi (pour moi en tout cas) avec le fait d'être ouverte à différents styles, à différents sujets, d'être un peu curieux de tout. Bon, j'ai des préjugés sur certaines choses (hard SF, jeux améritrash,...) qu'il faudrait qu'un  jour j'essaye de combattre quand même un peu pour découvrir ces univers que je ne connais pas du tout et qui pourraient me plaire. Cette semaine j'ai même apprécié une histoire de princesse.


Nouveau sur le blog : la liste des critiques. Probablement plus simple et plus agréable que la liste des articles, non ?


La semaine précédente : Semaine 1 - Création du blog et impatience 


Long courrier de Emma Donoghue



Descriptif éditeur : 
La rencontre entre Sile, une Irlandaise bobo et Jude, une Canadienne à l’âme bucolique fut aussi fortuite que rocambolesque et aurait dû rester sans suite. Mais la curiosité s’en est mêlé et, de lettres en e-mails, de longues conversations en brèves retrouvailles, leur histoire va peu à peu prendre forme, jusqu’à ce que la distance devienne insupportable.
Laquelle des deux femmes sera prête à tout quitter pour mettre fin à la séparation et de quel côté de l’Atlantique leur avenir va-t-il s’écrire ?

Fiche Babelio


Ma critique :
Je me suis ennuyée à plus d'une reprise en lisant ce livre. Le style est globalement très plat et le roman est truffé de dialogues qui sonnent très faux entre les protagonistes et leurs super meilleurs amis tellement représentatifs (hétéro, homo, bi, bien blanc, indien,...) En soit tant mieux, mais la manière dont c'est introduit en insistant lourdement est... bah... lourde. 

Point de vue histoire, un des gros problème est que ce n'est jamais trop dramatique : on sent très vite que l'amour le plus pur qu'elles n'ai jamais connu triomphera devant l'adversité. Ce côté plus grand amour du monde m'a un peu agacée aussi, coup de foudre, elles savent immédiatemlent qu'elles vont apprécier toutes leurs différences, le sexe est mieux que jamais, les silences sont confortables... Encore une fois, c'est un peu beaucoup, ça manque de légèreté et ça en devient indigeste. Et je n'ai senti aucun suspens et bien peu d'envie de savoir ce qu'il se passera ensuite. 

Les échanges d'email par contre sont globalement mignons, révélant diverses facettes de leurs personalités avec des détails sur tous ou rien qui apporte la touche de légèreté qui manque au reste du roman.

Les chapitres, plutôt courts, ne sont pas très cohérents. On passe du coq à l'âne d'un paragraphe à l'autre et les situations sont très peu introduites. Personnellement je n'ai pas aimé, ça donne un effet un peu uniformément fade. 

Je ne sais pas si la traduction est formidable ou si elle a participé à l'impression de style plat, mais en tout cas on perd par moment certains éléments : plusieurs fois les héroïnes discutent des différences entre leur anglais respectifs et en français ça disparaît complètement. 

Ma note : 2/5

mardi 25 août 2015

Le sourire de Marie-Adélaïde de Anne Pietri



Descriptif éditeur : 1703. Marie-Adélaïde de Savoie. mariée depuis cinq ans au duc de Bourgogne, petit-fils de Louis XIV, illumine la cour de Versailles. Pétillante jeune femme de 17 ans, elle aime rire. s'amuser et s'étourdir de distractions. Mais, au fond, Marie-Adélaïde est beaucoup moins frivole qu'elle n'y parait. Car elle porte en elle le poids d'une vengeance, celle de son père et du peuple savoyard qui fut massacré sur ordre du roi. 

Or, un jour. elle croise à Versailles le beau marquis de Nangis. brillant militaire couvert de gloire, et elle en tombe éperdument amoureuse.

Fiche Babelio


Ma critique : J'ai trouvé ce livre jeunesse très agréable ! Pour moi, la vraie originalité est de décrire un personnage superficiel, à la morale parfois douteuse, qui n'a pas grand chose d'un vrai héros admirable mais qu'on apprécie et que l'on regarde avec tendresse.

L'histoire est proche de la réalité historique (en dehors des détails personnels) et l'ambiance est très bien rendue. C'est une chouette façon de jeté un coup d'oeil à la cour de Versailles ! Les valeurs d'époque sont globalement respectées, on a pas une héroïne anachroniquement moderne et féministe (par exemple) comme c'est trop souvent le cas, tout en restant accessible pour un (jeune) lecteur d'aujourd'hui. Dans la forme, plus de concession sont faites et dénoncent tout de même un peu des actes qui sont vus aujourd'hui comme immorales (les saignées, arracher une fille de 11ans à sa famille,...)

Les personages, y compris l'héroïne, ont de vrais défauts que l'on oublié souvent dans l'image de la jolie princesse, comme par exemple des dents franchement pourries ou un égocentrisme qui ne se réalise même pas. Peu de choses sont toutes blanches ou toutes noires, et l'identité des méchants dépend pas mal du point de vue adopté (nous, on a celui de Marie-Adélaïde, mais on nous donne quand même quelques indices qui nous permettent de réaliser qu'il y en a d'autres).

L'histoire est assez interessante, c'est principalement une romance mais pas que. L'aspect intrigue à la cour est par exemple assez présent, même si globalement pour des questions très peu politiques.

Le style est agréable à lire, et l'édition assez réussie. Les chapitres sont courts et tournent chaque fois autour d'un thème bien défini ce qui facilite encore la lecture. Les dialogues paraissent assez peu naturels, mais pas au point d'être indigestes.

Globalement, je suis bien contente d'avoir découvert ce livre ! Moi qui n'était que peu attirée par les descriptifs de vies à la cour, je ne me suis pas ennuyée et j'ai appris des choses (peu de faits mais pas mal sur l'ambiance, la vie).

Critique publiée sur babelio

Roll for the Galaxy de Thomas Lehmann



Descriptif éditeur (en anglais):


Roll for the Galaxy is a dice game of building space empires for 2-5 players. Your dice represent your populace, whom you direct to develop new technologies, settle worlds, and ship goods. The player who best manages his workers and builds the most prosperous empire wins!

This dice version of Race for the Galaxy takes players on a new journey through the Galaxy, but with the the feel of the original game.



Ma description : 
A chaque tour, chacun lance et réparti des dés secrètement. En fonction des choix des joueurs, certaines phases de jeux vont s'effectuer ou pas : l'exploration qui permet de se financer un peu ou de trouver de nouvelles tuiles, le développement et la colonisation qui permettent de poser nos tuiles dans notre espace personnel, la production qui fait apparaitre des biens sur nos planètes et l'expédition qui permet de transformer nos biens en points ou en sous. On reprends ensuite autant de dés que ce que nos moyens nous permettent pour le prochain tour et on recommence. A la fin du jeu on a des points pour les tuiles posées et pour les biens exportés, et celui qui en as le plus gagne.


J'aime quand les dos de boites parlent de la mécanique du jeu.


Une grosse partie des choix du jeu se fait dans sa répartition de dés. Chaque face désigne une phase : la répartition est différente en fonction de la couleur de dés, et on récupère des dés de la couleurs des mondes que l'on possède, donc on se spécialise un peu. un dé qui annonce "coloniser" nous permet de réaliser une fois l'action coloniser si la phase est choisi. Chaque joueur choisi une phase en dépensant un dé (peu importe sa phase), ce qui permet de s'arranger un peu avec le résultat des dés. En plus de ça plusieurs pouvoir permettent de passer outre la phase de certains dés pour en faire ce que l'on veut. Et donc, les phases que l'on jouera effectivement dépendent du choix des autres, sinon nos dés inutiles retourneront dans le gobelet pour le prochain coup.

Pour avoir un jeu efficace, il va ensuite falloir choisir des tuiles qui vont bien ensemble, qui fournissent des dés des couleurs qui nous intéressent ou des pouvoirs qui nous seront utiles. Il y a plusieurs petits points à gérer (financement, réserve de dés, timing,..), qui feront souvent la différence entre victoire et défaite.



Ma critique :



Tout d'abord, point de vue des caractéristiques assez factuelles, on peut dire que roll for the galaxy se joue en 30 à 45 minutes, à peu près quelque soit le nombre et le niveau des joueurs (bon, avec M. Hum à 2 on met 20 minutes mais on les as un peu enchainer). C'est donc un jeu d'une durée assez peu variable et prévisible, ce qui n'est pas si courant.

Les règles ne sont pas extrèmement compliquées, bien que pas si courtes, pour peu que l'on ai un peu l'habitude des jeux costauds. La plupart des actions sont très simples (ok, l'expédition un tout petit moins tant qu'on a pas bien assimilé le système de points). Les pouvoirs sont globalement assez simples également.

Il y a un suspens certains lors du choix des phases, et on passe du temps à râler parce que les dés n'arrête pas de contrarier nos plans. Mais de manière plutôt légère, le jeu n'est pas si frustrant que ça (un peu quand même, forcément, puisque c'est un jeu que j'apprécie).

On subit un peu mais il y a quand même assez de choix interessants à faire, y compris de la prise de risques. Quand on se retrouve un peu bloqués plusieurs tours durant parce qu'on manque de sous et dés et globalement de tous, c'est souvent de notre faute parce qu'on a un peu mal joué et mal évalué nos besoins futurs (cas typique : s'engager dans un gros développement sans avoir un pool de dés assez gros pour continuer à faire des choses par ailleurs. Mais des fois ça peut valloir le coup quand même, et si je tire juste une phase dev au prochain tour alors,..)

On est globalement content de développé notre galaxie avec ses spécialités. On interagit assez peu avec les autres passé le choix de phases pas toujours si prévisible.

Tout se joue en simultannée, y compris sur des phases différentes, ce qui donne un jeu très dynamique mais qui renforce l'impression de jouer dans son coin.


Le jeu est en anglais mais pas besoin d'être expert : il y a assez peu de texte et comme rien de textuel n'est caché (en théorie les tuiles futures si mais ça ne change vraiment pas grand chose), on peut demander aux voisins en cas de doute. Des pictogrammes rappellent le texte mais sont peu clairs au début (mais ça permet de s'en souvenir d'un coup d'oeil).




Comparaison avec race for the galaxy :
J'ai énormément joué à race for the galaxy, presque exclusivement à deux et avec la première extension. On a ici un jeu bien différent mais où l'on retrouve certaines saveurs du premier, et certaines spécialités. Mais clairement, ce n'est pas le même jeu ou une simple adaptation et les sensations sont finalement assez différentes également.

Les règles sont plus simples à aborder pour de nouveaux joueurs qu'à race, et il y a beaucoup moins de texte ou de pictogrammes à lire ou décrypter pendant la partie. Ce qui veut aussi dire que l'aspect combo est moins présent qu'à race.

Roll est plus plaisant au début et moins profond que race. Les actions des autres sont un peu moins prévisibles parce que des fois des lancers de dés un peu particuliers les font dévier de leur route. Le hasard est par contre moins gênant qu'à race, je trouve, puisque l'on est sur un jeu où l'on se laisse un peu plus porté.

Il plait à un public nettement plus large que race et fait nettement moins d'allergiques.

A deux, j'ai fait quelques milliers de parties de race, je sais que je n'en ferais pas autant de roll mais en quelques mois on en est déjà à plusieurs dizaines et c'est tout de même énorme.


Ma note : 4/5 parce que j'adore mais là à force je m'en lasse un peu. Il y a 2 mois j'aurais dit 5, et peut-être qu'après une pause je redirai pareil.

mercredi 19 août 2015

Alchimistes de Matus Kautry

Descriptif éditeur :
Bienvenue dans l'univers des alchimistes !
Aujourd’hui, j’ai enfin reçu mon nouveau chaudron. Ça y est, mon laboratoire est opérationnel ! Cela faisait des jours que je récoltais et faisais sécher des ingrédients... je me demande bien lesquels je vais mélanger pour commencer ! Mon intuition me pousse à mixer des plumes de corbeau avec une racine de mandragore, mais comme les gens ne jurent que par les pustules de crapaud… Et puis zut, pourquoi les écouter ? C’est mon laboratoire, ce sont mes recherches ! Je fais comme je veux ! Dès que j’aurais publié mes théories, plus personne ne me regardera de travers. Je suis déterminé à prouver que je suis le plus grand génie de toute l’histoire de l’alchimie. A présent, il est temps d’allumer mon feu et de me mettre au travail. La richesse, la renommée et le savoir sont à ma portée, tapis quelque part dans le fond obscur de ce chaudron.
Principe du jeu :
2 à 4 joueurs vont incarner des alchimistes débutants se menant une âpre compétition pour découvrir les secrets de cet art mystique.
Différentes voies mèneront à la victoire, mais publier ses Théories est certainement le meilleur moyen de l’emporter… si elles s’avèrent exactes ! Et c’est bien là tout le problème…
Les joueurs acquièrent des connaissances en mélangeant des Ingrédients et en testant les résultats obtenus grâce à une application (sur tablette ou smartphone) permettant de scanner et reconnaître les cartes du jeu. Ils vont progressivement déduire comment fabriquer les Potions qu’ils pourront vendre aux AventuriersLes Pièces d’Or ainsi gagnées pourront servir à acheter des Artefacts magiques, très chers certes, mais très puissants. La Réputation des joueurs évoluera au gré de leurs publications, mais pourra aussi chuter si leurs Théories s’avèrent erronées. A la fin de la partie, la Réputation, la valeur des Artefacts et les Subventions obtenues seront converties en points de Victoire. Le joueur qui aura accumulé le plus de points de Victoire sera déclaré vainqueur.


Alchimistes est un jeu de stratégie, de prise de risque et de déduction. Allez-vous prendre le temps de pousser vos expérimentations et vérifier vos théories, ou allez-vous vous dépêcher de publier pour gagner rapidement en réputation ? Allez- vous payer pour confirmer la dernière théorie sur les crapauds, ou conserver votre argent pour acheter un artefact ? Est-il vraiment judicieux de vendre une potion à ce barbare lourdement armé alors que vous n’êtes pas tout à fait certain de ses effets ?
Faites les bons choix et prouvez à tous que vous êtes le plus grand alchimiste du monde.
Ce jeu est prévu pour être joué grâce à une application qui transforme votre tablette ou votre smartphone en lecteur de cartes Ingrédient. Cette application est entièrement gratuite. Systèmes compatibles : iOS, Android, Windows..



Ma critique :
Alchimistes est un jeu surprenants, par la manière dont il marie divers éléments.

Tout d'abord, il faut remarquer qu'il s'agit d'un jeu de pose d'ouvrier. On choisit ses actions puis on les réalisent. Les joueurs ne se bloquent par directement sur les cases mais se gênent tous de mêmes lorsqu'ils sont plusieurs au même endroit : schématiquement, le premier à alors les meilleurs choix, laissant le reste aux autres (qui des fois ne pourront du coup même pas réaliser l'action). Sauf que c'est le dernier joueur qui choisit ses actions en premier, laissant tout le loisir aux autres de l'embêter en connaissance de cause. Du coup, si la mécanique de blocage est moins méchantes que dans d'autres jeux du même style, le placement reste très interactif (à la fois parce qu'on bloque ou parce que l'on renonce à programmer des actions sur lesquels on a trop peur d'être bloqués). A savoir que l'ordre des joueurs et décidé en début de tour : plus on choisit de jouer tard plus on aura de bonus (comme tirer immédiatement des cartes ingrédients dont on manque constamment). Les actions sont globalement plutôt simples (prendre un indrédient, transformer un ingrédient en sous, acheter un artefact, tester un mélange d'ingrédients, publier une théorie,...) et évidemment très liée les unes aux autres. Comme dans tout bon jeu (de gestion) tout choix est un renoncement.

Ensuite, il y a un côté déduction à la mastermind/cluedo/énigmes de logiques. Chaque ingrédients correspond à une alliance de forces naturelles (mental, physique et spirituel, plus communément appellées bleu, rouge et vert), chacune apparaissant en positif ou en négatif (par exemple + rouge, - bleu, + vert). Le but étant de trouver l'essence cachée de chaque ingrédient. Pour cela on peut mélanger deux ingrédients et observer les effets de la potion obtenues. Si par exemple en mélangeant la plume de corbeau avec la tige verte (qui a probablement un nom plus alchimique) ou obtient une potion de boost physique (autrement appelée + rouge), on sait que chacun des deux élément impliqué a le signe + pour rouge. En procédant par élimination, après assez de tests, on peut donc retrouver la compositions de chaque choses. Bon, il y a quelques raisonnement supplémentaires que l'on peut faire parce qu'il y a des règles pour lever les ambiguïté que l'on peut exploiter, mais c'est l'idée. Il faut être assez consciencieux sous risque de se foirer par contre, et les règles de mélanges apparaissent nettement plus claires et naturelles après une ou deux parties à se mélanger les pinceaux. 

Et c'est là qu'intervient le smartphone (non obligatoire théoriquement, ca marche aussi avec un pc - s'il est portable ça passe encore- mais c'est moins pratique ou avec un maître du jeu mais c'est franchement chiant pour lui) : pour connaître le résultat du mélange on scanne nos cartes (ou on peut les entrer manuellement) et il donne le résultat. C'est pratique et quasi indispensable pour faire marcher un système comme cela. Par contre, ce n'est pas vraiment fun : si le jeu vous attirez pour le côté gadget du téléphone vous risquez d'être déçus. Mais il y a probablement un jeu plus fun et immédiat à faire avec ça (si ce n'est déjà fait). L'apppli me semble bien foutue et pas trop gourmande mais j'ai pas trop vérifier.  

Tout ça pour publier nos théories, ce qui est la source principale de points du jeu. On essaye de publier sur l'essence des ingrédients, mais aucune vérification n'est faite à ce moment là et la publication (même fausse) nous rapporte de la otériété tant qu'elle reste en place. Et donc, on peut aller dénoncer les théories de nos petit camarades en allant prouver que ce ne sont que des charltants qui publient n'importe quoi. Là il y a deux niveaux de règles : en débutant il suffit de dire ce qui est faux alors qu'en expert il faut être capable de donner une expérience qui va le prouver. Perso, je trouve ça beaucoup plus rigolo en expert mais c'est effectivement difficile à apréhender tant qu'on est pas bien familiariser avec la logique alchimiste. 

Pour moi, ça contribue énormément au fun du thème. Parce que le thème est une sorte de parodie de la recherche scientifique, avec des expériences donnant des résultats partiels mais bon faut publier là maintenant parce qu'il y a une conférence bientôt (des points bonus ou malus pour avoir assez de publis). Au pire, on met un paragraphe imbitable quelque part qui veut dire que certains aspects demandent des approfondissements de l'étude et ça nous évitera de perdre la face lorsque la théorie sera démontée. Et si on publie sur des thèmes voisins on pourra récupérer des financements sur projet. Toujours dans le côté savoureux du thème, on a des thésards qui servent la science avec joie et on peut donc tester la potion sur eux plutôt que d'en risquer les conséquences nous mêmes. Mais une mauvaise expérience et ces ingrats demanderont à être payés... D'un autre côté le thème médiéval fantastique - qui permet de sympathiques illustrations colorées - et potions magiques n'est pas si présent au final. Typiquement, on remarque à peine si on vend nos potions à des barbares, des mages ou des voleurs.

La grande réussite du jeu est pour moi de réussir à être super tendus : avec les conférences côté experts (franchement recommandé d'après moi) on court vraiment après les publis, les ingrédients, les sous... ha et zut, ça aurait été mieux d'avoir le temps de faire des tests aussi. Du coup on peut se foirer dans les grandes largeur et il y a une tension et un doute permanent très agréables. On prend beaucoup de risques et si c'est dans l'ensemble plutôt payant on peut quand même se prendre quelques gros revers.

C'est là le défaut du jeu : on prend des risques, il y a donc pas mal de hasard. Au fial, ce n'est pas rare que le vainqueur est juste eu plus de chances que les autres. Moi, ça me va je ne trouves pas gravissime que les scores ne reflètent pas toujours la qualité de jeu. Par contre, un peu plus gênants, certaines parties manquent un peu de tension et d'intéret parce que l'on s'apperçoit qu'en fait un peu par hasard les premières théories étaient juste, et qu'on a publiés des trucs cohérents derrière, et qu'en fait tout est juste et donc on ne peut pas contester et la partie est un peu plate. Ces parties restent intéressantes mais tout de même un cran en dessous des meilleures parties où pleins de trucs sont faux et où on ne le réalise pas tout d'un coup. 

Ma note : 4/5

mardi 18 août 2015

Chocolatl de Günter Burkhardt




Descriptif éditeur : Chocolatl est un jeu se déroulant dans l'univers des Aztèques, de la légende de Quetzalcóatl et bien sûr du cacao, le fruit divin ! Votre but : faire
les plus belles offrandes aux dieux, récolter les meilleures fèves de cacao,
aider à la construction de la pyramide, et gagner des points dans 6 lieux
différents. Le joueur qui apporte les meilleures offrandes à Quetzalcóatl
(Chocolatl ; d’où vient le nom du chocolat) termine le jeu en vainqueur.




Ma critique : Chocolatl est un jeu d'enchère moyen format (environ 1h), avec de vrais choix et du développement mais pas trop prise de tête. A chaque tour, on répartie ses 12 cartes de mises sur 6 enchères différentes. Sur chaque enchère celui ou ceux qui ont mis le plus gagne quelque chose : un avantage pour la suite du tour ou de la partie, des points directs, des points pouvant être bonifiés d'ici la fin de la partie,... Chacun des 6 lieux fonctionnent de manière différente. Le sel du jeu est de réussir à faire des actions interessantes (tous les lieux ne sont pas équivalents à tous les tours), tout en essayant bien sur de profiter de l'opportunité de prendre ce qui n'interresse personne pour pas trop cher.

Il y a trois systèmes d'enchères cachées dans le jeu : soit on choisit complètement la répartition de nos cartes puis on révèle tout, soit on choisit et on révèle lieu par lieu, soit on pose une carte partout, on révèle, puis on repose une carte sur chaque lieu. Ce dernier type d'enchères donne lieu à beaucoup plus de calcul que les autres, qui restent quand même peu prévisibles. Le choix du type d'enchère à chaque tour dépend du score du premier joueur, et donc il n'y a aucune garanti que tous les types d'enchères se produisent dans une partie, ce qui est un peu étrange.

Globalement, c'est un bon jeu assez chaotique sans trop de prise de tête, avec du suspens et des choix. Si on veut trop reflechir et qu'on aime les enchères où l'on peut prévoir les interet de chacun, alors ce n'est probablement pas le meilleur jeu : il ne se prète que peu à une reflexion trop poussée.

Pour ma part, j'aime bien de temps en temps, c'est simple et sympa sans être inoubliable. Petit point positif, les règles sont bien écrites avec des rappels clairs et suffisant dans les marges. Et c'est plutôt joli, même si le thème se laisse complètement oublié.

Ma note : 4/5 (mis ça aurait pu être 3)

lundi 17 août 2015

La pluie, avant qu'elle tombe de Jonathan Coe



Descriptif éditeur : Rosamond vient de mourir, mais sa voix résonne encore, dans une confession enregistrée, adressée à la mystérieuse Imogen. 

S'appuyant sur vingt photos soigneusement choisies, elle laisse libre cours à ses souvenirs et raconte, des années quarante à aujourd'hui, l'histoire de trois générations de femmes, liées par le désir, l'enfance perdue et quelques lieux magiques. 

Et de son récit douloureux et intense naît une question, lancinante : y a-t-il une logique qui préside à ces existences ? 

Tout Jonathan Coe est là : la virtuosité de la construction, le don d'inscrire l'intime dans l'Histoire, l'obsession des coïncidences et des échos qui font osciller nos vies entre hasard et destin. 

Et s'il délaisse cette fois le masque de la comédie, il nous offre du même coup son roman le plus grave, le plus poignant, le plus abouti.

Fiche babelio


Ma critique :
Le coeur de ce livre est la retransmission de messages audio légué d'une vieille tante à une jeune femme introuvables. le style de narration est un peu particulier du coup mais j'ai bien aimé le côté bande audio, c'est assez bien fait et ça change un peu (bon, pas trop quand même). J'ai par contre moins apprécié le côté "autour" : la réaction de ceux qui écoutent, qui en rajoute surtout des tonnes sur à quel point c'est lourd en émotion. 

A chaque chapitre (plus ou moins), une photo et tout ce qu'elle évoque sont décrit. J'ai bien aimé comment sont racontés la manière de sautiller autour du sujet le "ça me rappelle", les digression et le sens que l'on voit dans certaines choses. 

Point de vue du contenu, on a droit à une saga familial avec son lots de drame. Quelques points originaux mais pour moi ça manque un peu de relief : c'est bien, c'est beau, c'est intéressant mais pas vraiment d'étincelles ou de moment inoubliables pour moi.

Critique publiée sur babelio

Ma note : 4/5

dimanche 16 août 2015

Semaine 1 - Création du blog et impatience

11 - 16 août  2015

Bonjour !

Me voilà avec cette première vraie semaine, c'est à dire le premier petit bilan d'une de mes "semaines" (de 5 jours cette fois-ci) de lecture et de jeu. Je pensais me mettre à ce billet plus tard mais comme je suis impatiente de montrer mon nouveau blog et que j'ai pas mal lu et joué cette semaine, voila.



Cette semaine j'ai donc créé ce blog pour lequel j'ai récupéré une poignée de critiques (allez, j'ai ai quand même écrits de nouvelles pour l'occasion). Ca fait bien longtemps que j'avais ce projet et j'avais essayé une ou deux fois d'en commencer un mais sans réussir à trouver un format un ton ou un nom qui me conviennent... Jusqu'à aujourd'hui ! (Enfin, jusqu'à la semaine dernière en fait). Je suis même particulièrement fière de ce magnifique logo que j'ai fait moi-même (oui ça se voit) et qui à défaut d'être beau et bien réaliser me parait convenir au principe du blog. Et pour un truc que j'ai dessiné moi-même, c'est plus que je n'aurais osé espéré.



Vu cette semaine


Côté lecture pas beaucoup de chance cette semaine ! On commence par  I love Lyon de Chantal Pelletier, un court roman noir au ton cru qui ne m'a pas beaucoup plu, par contre je découvre à cette occasion la collection des petits polars de la SNCF et j'aime bien le principe (court romans de gare vendus dans les gare, chaque fois autour d'une ville donnée et suivi par un court texte sur la ville). J'ai commencé Long courrier de Emma Donoghue dont j'avais beaucoup aimé Room (ma critique) mais qui ne me motive que moyennement. Ca semble être pas mal à l'eau de rose, et pour le moment je suis très peu convaincue par les dialogues (niais et branchés) entre amis. J'ai également lu les deux premiers tomes du manga Switch Girl !! de Natsumi Aida que j'ai également trouvé fade (je ne continuerai pas la série). Au toilettes je suis en train de lire Secrets des expressions françaises de Colette Guillemard qui me convainc très moyennement mais dont le format est très adapté.
 Point de vue plus positif, j'ai fini Les plus belles portes de Paris : Du Moyen Age à nos jours de Jean-Marc Larbodière, beau livre accessible, et j'ai lu Rencontres de catherine Leblanc. Je crois que c'est de la poésie en prose, mais je ne suis pas tout à fait sur que ce soit la bonne qualification, en tout cas je n'ai pas l'habitude de lire des choses qui ressemble à ça. C'est des tout petit textes (une page illustrée bien aéré) et c'est dans l'ensemble très plaisant. J'ai aussi lu Rosy & John, un court roman de Pierre Lemaitre, Et surtout, j'ai commencé hier Anima de Wajdi Mouawad. Je n'en suis pas encore bien loin mais pour le moment ça me plait beaucoup !

Côté jeux (de société) j'ai eu l'occasion de jouer pas mal cette semaine. J'ai donc joué à Kingdom Builder de Donald X. Vaccarino, un jeu de placement facile à présenter à des néophites et que j'apprécie plus que je ne l'aurait cru de prime abord,  à Vanuatu de Alain Epron, un excellent jeu de gestion méchant (ma critique), à Désert interdit (mon avis sur TricTrac),  un coopératif simple à aborder mais pas dépourvu d'interet (contrairement à son prédécesseur l'île interdite que je n'avais pas aimé, trop peu de choix cornéliens entre adultes joueurs), à Chocolatl de Günter Burkhardt , jeu d'enchère poids moyen (critique à venir sur le blog), à Spyrium de William Attia qui a de bonnes mécaniques mais qui m'enthousiasme peu (mon avis sur TricTrac), à Alchemists de Matúš Kotry un excellent jeu de gestion super tendu avec un côté déduction et un thème (la recherche caricaturée) qui me parle - bon, et pas mal de hasard qui change tout côté point mais n'enlève rien au plaisir du jeu,  ainsi qu'à Pick a pig et Concept.
Deux découvertes également cette semaine avec Mysterium de Oleksandr Nevskiy et  Oleg Sidorenko (ou du moi sa version polonaise au nom imprononçable en attendant sa sortie chez Libellud), un jeu de communication coopératif ou des fantômes (pas des vrais, des joueurs) vont tentés de pointer certaines cartes à des médiums (idem) en leur donnant des "rêves", c'est à dire des ensemble de cartes qui d'après eux ont un lien avec celle que l'on veut faire deviner. Une partie côté médium et une côté fantome (que j'ai trouvé plus fun à jouer) : ça semble fort sympathique, peut-être juste un peu long (mais on était nombreux). C'est en tout cas joli et original.
L'autre découverte est Mito de Emely Brand et Lukas Brand  une sorte de Uno où l'on peut tricher que j'avais jusque là boudé parce que cette description ne me faisait pas envie. Bon, c'est exactement ça il ne faut pas chercher de profondeur cachée mais en fait se débarrasser discrètement de ses cartes est plus rigolo que je ne l'aurais cru (il faut surveiller le gardien pour voir quand il nous regarde et agir vite). Actuellement, j'ai très envie de joué à Mamma mia et Hansa.

Pour les jeux video, je suis toujours à fond sur Capitalist adventure de Kongregate sur PC et téléphone, même si c'est complètement idiot (on clique pour gagner des sous pour racheter de quoi gagner plus de sous plus vite). Dans le même genre j'ai aussi un peu essayé Candy box qui se joue sur navigateur. J'ai éagelement joué à Card Hunter de Blue Manchu, du tactic-rpg (jeu de figurine en jeu video) qui marche bien avec des parties courtes (et quasi sans scénario). Et je viens de ressortir Le Maître de L'Olympe- Zeus, le meilleur jeu de tout les temps (construction de ville), même s'il finit par prendre un coup de vieux sur certains points (mais je reste fan de sa mécanique, bien plus que de tous les trucs modernes du genre que j'ai pu essayer). J'ai aussi commencé Blackguards de Daedalic Entertainment avec M. Hum mais pour le moment on a pas été bien loin.

Et enfin côté télé (enfin, en l'occurrence netflix), j'ai commencé Wet hot American Summer, série comique stupide assez spéciale et Sense 8, série SF où au bout de 2 épisodes j'ai du mal à voir le fil directeur de l'histoire. J'ai également reregardé quelques épisodes de Modern Family que j'adore. Boys, une romance entre ado qui a l'air très touchante passe actuellement au ciné près de chez moi et j'ai bien envie d'y aller. J'aimerais aussi voir Shutter Island (je devait faire ça ce soir en ciné de plein air mais finalement flemme) parce que j'ai fini le bouquin il n'y a pas longtemps.


Comme vous le constatez, il y a pour le moment très peu de critiques portant sur ce que j'ai fait cette semaine, mais pour certains ça ne saurait tarder ! Faut dire, comme j'étais impatiente de faire joujou avec le blog j'ai plutôt repris d'anciennes critiques (mais pas forcément bien vielles) qu'écrit des nouvelle.



 Billet de la semaine : Sites de référence

Sur le net, j'aime bien avoir mes repères, et en particulier j'ai tendance par toujours me diriger vers les mêmes sources pour obtenir des informations. Typiquement, je suite une fervente utilisatrice de wikipedia pour tout ce qui est informations générales. J'apprécie donc les sites de référence qui regroupe pleins d'infos et où je suis à peu près sure de trouver ce que je cherche, que je sais comment consulter et qui regorge d'avis.
Pour les livres, j'aime beaucoup Babelio que j'ai découvert il y a environ un an. C'est un site participatif possédant une énorme base de données et des fiches très bien faites. Il y a vraiment plein d'avis et de citations et la communauté et globalement intelligente et sympa. En plus de ça, ils organisent des "Opération masse critique" où l'on peut se faire offrir un livre en échange de le critiquer et pas mal de rencontres avec des auteurs à Paris - l'occasion de découvrir pas mal de livres pour moi qui aime les surprises. J'ai eu des échanges très sympathiques avec plusieurs membres, via messagerie ou forum (que je deserte depuis quelques mois par manque de motivation). Jusque là j'aime tout sur ce site qui me donne sans arret envie de lire et de partager ! Sans lui, ce blog n'existerait pas.

Pour les jeux de société, j'utilise conjointement TricTrac et BoardGameGeek, tous les deux participatifs également (mais TT a également une équipe de presse). Je trouve trictrac agréablement présenté, j'aime bien y consulter les fiches et les avis, et en français c'est quand même moins fatigant. Il y a depuis quelques temps un champs "si vous aimez vous aimerez peut-être" ce que j'apprécie (même si pour le moment ils sont globalement trop pauvrement renseignés pour me pointer des jeux qui m'auraient échappés). Par contre, je ne suis pas une inconditionnelle de l'ambiance qui y regne. BGG est en anglais, ce qui demande un tout petit peu plus d'effort, et est à mon goût assez laid. Il est par contre très complet avec pas mal de statistiques sur les jeux, comme le nombre de joueurs optimal selon les joueurs. C'st austère mais bien fait et il y a énormément d'avis dans des styles très variés. Je l'utilise souvent en complément de TT pour sa richessse ou seul pour les jeux discrets en France. Je crois qu'il y a tout un tas de fonctionalités sympa en dehors des fiches de jeux (je sais qu'il existe des listes intéressantes) mais c'est trop fouilli pour moi.

Pour les jeux video, à défaut de mieux j'utilise principalement le magasin Steam, qui est plutôt bien fait. Il y a pas mal d'avis et globalement de matériel pour se faire une idée des jeux, et j'apprécie tout particulièrement que configuré en préférence français il permet aussi d'accéder aux jeux et commentaires en anglais. Je ne trouve par contre pas si évident de fureter dessus. Là encore, je n'utilise pas la plupart des possibilités (je n'ai encore jamais tellement fouillé le côté communauté). Les suggestions personalisés ne sont pas très convaincantes mais ont le mérite d'exister.

Pour les films et séries je cherche encore le site de mes rêves !

Et donc, avec un tel amour des gros sites, pourquoi un blog ?
Déjà parce que c'est pour moi complémentaire : j'ai découverts plusieurs blogs via ce genre de site et c'est une occasion de découvrir l'univers et les goûts des participants. Mais surtout parce que j'ai envie d'en faire un, bien plus que parce que je pense qu'il sera interessant pour d'autres de le lire : j'aime écrire mes avis pleins de fautes, j'aime les voir regrouper dans un endroit qui reflete une partie de moi, j'aime faire joujou avec l'apparence du blog.  En Bref,parce que ça m'amuse.

À la semaine prochaine pour de nouvelles aventures !


La semaine précédente : Semaine 0 - Pour du beurre

Room de Emma Donoghue



Descriptif éditeur : 
Jack fête ses cinq ans dans la chambre qu’il habite avec sa mère depuis sa naissance et dont il ne sort jamais. Il y a Madame Porte, Monsieur Tapis, Madame Table et Monsieur Lit, tous les éléments du quotidien enfin, qui deviennent des compagnons d’isolement. Il y a aussi Grand méchant Nick, celui qui apporte les cadeaux du dimanche et qui tient mère et enfant enfermés ; et Dent Malade, qui fait souffrir Ma. Le point de vue de l’enfant tient tout le roman et lui confère une grande force affective autant qu’une dureté troublante. Room est le septième roman de l’auteure irlandaise, mais seulement le deuxième traduit en français. Il s’inspire d’un fait divers, mais dépasse largement la logique de compte-rendu, grâce à une écriture incarnée et une belle confiance laissée à ce petit garçon, dont le point de vue, à la fois naïf et lucide, donne au roman une douceur tragique.
Room a été finaliste du Booker Prize.

« Room appartient à cette espère si rare, celle des vraies oeuvres d’art. Vous dire qu’il ne ressemble à aucun autre livre est pour moi le plus beau des compliments. Il suffit de décrire sa puissance, sa beauté sombre et pleine de révélations. »
Sur le point de fêter ses cinq ans, Jack a les préoccupations des petits garçons de son âge. Ou presque.

Il ne pense qu’à jouer et à essayer de comprendre le monde qui l’entoure, comptant sur sa mère pour répondre à toutes ses questions. Cette mère occupe dans sa vie une place immense, d’autant plus qu’il habite seule avec elle dans une pièce unique, depuis sa naissance.

Il y a bien les visites du Grand Méchant Nick, mais Ma fait tout pour éviter à Jack le moindre contact avec ce personnage. Jusqu’au jour où elle réalise que l’enfant grandit, et qu’elle ne va pouvoir continuer longtemps à entretenir l’illusion d’une vie ordinaire. Elle va alors tout risquer pour permettre à Jack de s’enfuir.

Mais l’enfant va-t-il réussir à trouver des repères loin de leur univers ? Quel accueil lui réservera le monde extérieur, lui l’enfant né de la captivité d’une femme ?

Room interroge la capacité de survie qui existe en chacun de nous, tout en célébrant les pouvoir du récit et du langage. Mais l’auteur résume magnifiquement son principal objet de réflexion : « Le drame essentiel de la parentalité : comment l’on passe d’un instant à l’autre du rôle de celui qui console à celui qui persécute, tout comme les enfants passent leur temps à illuminer notre vie et à nous rendre fous. J’ai essayé de saisir cette étrangeté et ce paradoxe. Devenir parent suscite les émotions les plus folles qu’on puisse ressentir. »

Fiche babelio


Ma critique : J'ai beaucoup aimé ce roman très tendre. Un drame qui n'est pas raconté comme un drame. A la fois très simple et tout en nuance, j'ai trouvé le ton particulièrement juste. Je n'étais que moyennement attirée par la grammaire enfantine approximative, mais marche bien.
Les reflexion de Jack sont super : pleine de légereté d'humour et de naïveté mais pas dénudé d'intelligence. C'est une des rares fois que je vois une voix d'enfant traitée avec autant de justesse. Il n'est pas forcément sensible aux mêmes choses que sa mère, que les adultes en général ou même qu'à ce que pourrait l'être d'autres enfants. 
L'histoire- complètement extraordinaire est bien sure intéréssante. Je l'ai trouvé bien mennée du début jusqu'à la fin, on ne perd pas le rythme sans pour autant être dans la succession d'actions surrexcitées. Les tenants et les aboutissant sont maitriser sans aller chercher à apporter de morale universelle et sans nier la cruauté de certains actes. 
Une touche de reflexion sur la normalité mais qui n'en fait pas trop, une histoire allettante vue par des yeux naïf et forcément égoïste, un rythme bien pensé, des émotions sans sombrer (de trop) dans le pathos... Un bon livre !

Andor de Michael Menzel


Descriptif éditeur :
Le jeu d'aventure coopératif de Michael Menzel, lauréat de l'As d'Or-Jeu de l'Année 2013 !
Entrez dans la Légende !
Le pays d'Andor est en danger, son avenir repose entre les mains d'un petit groupe de héros : vous !
Sauvez le château de l'assaut des terribles Skrals, retrouvez la sorcière de la forêt pour soignez le vieux roi Brandur, contrecarrez les plans du sombre mage Varkur, explorez les mines des nains pour sauver leur trésor et affrontez la plus grande menace qu'Andor ait jamais connue : Tarok le dragon noir !
Andor est un jeu d'aventure coopératif riche et facile d'accès qui vous plongera dans un univers de légendes épiques et de hauts faits héroïques. Exploration, combat, décision de groupe et course contre la montre! surmonterez-vous tous ces défis ?
Écrivez votre légende : devenez les héros d'Andor !
Joueurs : 2 à 4. Age : à partir de 10 ans. Durée : 60 - 90 min. Langue : Français.
Matériel : 1 plateau de jeu recto-verso, 41 pions illustrés, 4 fiches de Héros, 1 plateau Objets, 144 tuiles en carton, 72 grandes cartes, 66 petites cartes, 20 dés, 9 disques en bois, 5 cubes en bois, 1 pion Narrateur, 15 pochettes de rangement, 1 livret de règles d'introduction et 1 livret de règles complémentaire.



Ma critique :
Depuis un bon moment que je me disais qu'il faudrait que j'essaie ce jeu, en me disant que ça pouvait être sympa sans plus vu ce que j'en avais entendu dire. Du coup je ne me pressais pas et je lui ai souvent profiter d'autres jeux. Et finalement, j'ai enfin trouver la bonne occasion pour y jouer. Pour le moment 2 séries de partie, une fois légende 1 et 2, une fois légende 1, 2 et 3 (la légende 1 étant un tutoriel puis des règles et de l'interet étant ajoutées à chaque légende, du moins jusque là).
Le  côté narratif avec des évenements qui arrivent au fur et à mesure est nettement moins subit que ce que j'aurais pu croire. Alors oui, on se dit quand même que si on avait su avant on aurait pu optimiser un peu mieux mais rien de trop gênant non plus. Oui, il y a pas mal d'aléa qui peut probablement changer assez considérablement la difficulté de la mission. Pour un coop, personnellement ça ne me gêne pas. Et puis bon, la fois où on a perdu la légende 2 on a clairement identifier certaines erreurs.
La gestion du timing est très amusante, il faut en faire le minimum mais le nécessaire quand même. C'est un peu calculatoire, il faut bien l'avouer, mais de manière assez agréable, avec de l'astuce à avoir et qui prête à discussion : on demande sans arrêt aux autres de confirmer si le plan qu'on a en tête marche bien. Du coup le côté coop où on communique (surtout qu'il faut vraiment être parfaitement d'accord pour se coordonner) est bien présent, avec des joueurs de niveau similaire. Il parait par contre difficile d'intégrer des nouveaux joueurs à des légende un peu avancées, et le fait que certains joueurs connaissent les objectifs (et certains éléments de règles) et pas les autres induit l'effet néfaste de celui qui sait commande les autres.

Le côté "tutoriel" de la légende 1 est vraiment déroutant : ça ne sert pas à grand chose de réfléchir et d'avoir une technique, on essaie et on voit ce qui se passe. C'est inhabituel et ça me tentait très moyennement mais finalement ça marche plutôt bien (bon, même si pour les actions de bases du genre découvrir le brouillard se ressourcer au puits, se déplacer, aller au marché je pense que des règles aurait largement suffit, ça se justifie pour moi à partir du combat). Du coup on a fait notre première partie entre débutants qui découvraientai super hate  complètement sans avoir jeté le moindre coup d'oeil aux règles et ça passait en fait plutôt bien.

J'ai super hâte de pouvoir faire les scenars suivants. Et j'ai l'impression qu'à partir de la légende 2, je jeu est relativement rejouable, en tout cas on peut rejouer les légendes que l'on connaît sans quelles aient perdu tout leur interet (j'accepterais encore volontiers une ou deux partie de légende deux, et plus de légende 3, et si ça continue comme ça c'est chouette)

A noter quand même : l'installation est un peu pénible, et parfois le calcul des dégâts aux combats aussi.

Ma note : 4/5 pour le moment

Le siècle, trilogie de Ken Follett



Descriptif éditeur : Entre saga historique et roman d'espionnage, histoire d’amour et lutte des classes, Le Siècle, la nouvelle épopée de Ken Follett en trois volumes, traverse la période la plus agitée, la plus violente et la plus complexe des temps modernes: la grande aventure du XXe siècle…



Ma présentation : On suit des familles de diverses nationalité sur plusieurs génération, en se concentrant à chaque fois sur une des grandes guerres (première et seconde guerre mondiale et guerre froide). L'idée de saga familiale est séduisante mais finalement peu exploitée : à chaque tome sa nouvelle génération et les personnages des tomes précédents ne font plus que de la figuration à la limite du fan service. Le côté historique est bien présent, très largement soupoudré (ou noyé sous) les histoires de cœur des personnages. Mais bon, on se retrouve quand même au coeur de l'action, souvent proches des grands hommes et on en apprend beaucoup sur le siècle (du coup, quand on est une quiche en histoire comme moi). La logique de l'enchaînement des évènements en particulier est bien mise en avant. Les réactions des peuples aussi, partiellement, mais malheureusement tous nos héros ou presque ont des points de vue très moderne pour leur époque (ce qui n'est globalement pas le cas des personnages secondaires). Parce que - et c'est courant chez Ken Follett - les personnages principaux ont quasiment tous des valeurs résoluement modernes et bien peu des défauts de leur temps. Dans l'ensemble c'est agréable, mais au bout de trois gros tomes les défauts répétés finissent par agacée et j'en sors avec une vague déception. 



Tome 1 : La chute des géants




Descriptif éditeur :

En 1911, les grandes puissances vivent leurs derniers instants d’insouciance. Bientôt la guerre va déferler sur le monde... 

Cinq familles - américaine, russe, allemande, anglaise et galloise - vont se croiser, s’aimer, se déchirer, au rythme des bouleversements de l’Histoire: la Première Guerre mondiale et la Révolution russe. 

Les Williams, une famille galloise de mineurs est liée par amour et par inimitié aux Fitzherbert, aristocrates et propriétaires des mines. Ethel Williams connaîtra une passion secrète avec le comte Fitz, marié à la princesse russe Béa, fille du tsar… et s’engagera en politique, défendra le droit de vote des femmes. Billy Williams quittera la mine pour les tranchées de la Somme, puis le front russe…

La farouche Lady Maud Fitzherbert tombera amoureuse de Walter von Ulrich, espion de l’ambassade allemande à Londres. Leurs routes croiseront celles de l'ambitieux Gus Dewar, collaborateur du président américain Wilson, et de deux frères russes orphelins, Grigori et Lev Peshkov, dont le projet d’émigrer se heurte à la guerre, la mobilisation et la Révolution…Passions contrariées, rivalités et intrigues, jeux de pouvoir, coups du sort… 

Cette gigantesque fresque brasse toute la gamme des sentiments humains et dresse une galerie de portraits saisissants : des personnages exceptionnels, passionnés, ambitieux, attachants, tourmentés, qui bravent les obstacles et les peurs pour s’accomplir en dépit des tragédies qui les emportent.


Fiche babelio 



Ma critique : Un livre très agrable à lire, où on suit les mésaventures de plusieurs personages bien différents et hauts en couleurs autour de la première guerre mondiale. Ils sont globalement tous attachants à leur façon. Bon, j'ai quand même trouvé l'aspect démago - notamment comme souvent avec Ken Follet au niveau des personages féministes avant-gardiste - mais si on le lit comme pur roman divertissant en acceptant son côté fleur bleue ce n'est pas trop gênant. 
C'est facile à lire, on a sans arret envie de connaître la suite sur tous les fils et l'ambiance historique est bien rendue. Pour moi qui ne connaissais pas grand chose de cette période, c'était très chouette.


Ma note : 4/5



Tome 2 : L'hiver du monde







Remarque : J'ai lu ce tome en anglais, ce qui fait que je l'ai lu plus lentement et qu'il m'a demandé plus de concentration. Ce n'est pas extrèmement difficile ou technique du point de vue de la langue, mais c'est long. 

Descriptif éditeur :
Entre 1933 et 1949, des salles de bal de Buffalo aux chambres du Parlement anglais, de la bataille de Normandie au terrible Blitz, L'Hiver du monde entraîne le lecteur dans le tourbillon de la Seconde Guerre mondiale.

Dans La Chute des géants, cinq familles – américaine, russe, allemande, anglaise et galloise – se sont croisées, aimées et déchirées au rythme de la Première Guerre mondiale et de la Révolution russe. À l'aube des grands bouleversements politiques, sociaux et économiques de la seconde moitié du XXe siècle, ce sont désormais leurs enfants qui ont rendez-vous avec l'Histoire. 
Pouvant se lire indépendamment du premier tome, L'Hiver du monde raconte la vie de ces êtres au destin enchevêtré pour qui l'accession au pouvoir du IIIe Reich et les grands drames de la Seconde Guerre Mondiale changeront le cours de leur vie pour le meilleur comme pour le pire. 

Carla von Ulrich, née à Berlin d'un père allemand et d'une mère anglaise, va subir de plein fouet les affres du nazisme jusqu'à ce que, décidée à reprendre sa vie en main, elle entre en résistance... Les frères américains Woody et Chuck Dewar, chacun portant un lourd secret, empruntent deux voies différentes au moment de l'entrée en guerre des États-Unis, l'un s'engageant dans la politique à Washington, l'autre combattant dans la jungle des îles du Pacifique... Lloyd Williams, brillant étudiant et très engagé politiquement, à l'instar de ses parents, se porte volontaire pour combattre les fascistes durant la guerre civile espagnole, au prix de certains de ses idéaux... Daisy Peshkov, belle et ambitieuse jeune fille, s'éprend du mauvais garçon, le suffisant et lâche Boy Fitzherbert, avant de prendre conscience que le véritable amour n'est ni intéressé ni prévisible... Quant à Volodya, le cousin de Daisy, espion pour les renseignements russes, il va peu à peu remettre en question les agissements de son gouvernement au point que ses actes affecteront non seulement cette guerre, mais également la Guerre froide à venir.




Ma critique : Ce deuxième tome reste très plaisant. On est vraiment dans la même veine que le premier, des chapitres assez courts sur des personnages variés à travers toute l'Europe. Les histoires des personnages sont cependant un peu moins politiques.
Le livre peut se lire de manière indépendante. On loupera quelques référence aux épisodes précédents mais ce n'est pas grave.
On suit principalement les enfants des héros du tome précédent, ce qui est un aspects que j'ai moyennement apprécié (ça donne une impression un peu forcée, pour avoir une bonne répartition des thèmes et de personnalité avec le bon dosage de ressemblance familial), mais ce n'en est pas à un point gênant.
J'ai plutôt apprécié les points de vue sur la seconde guerre mondiale : le coeur du sujet ici n'est pas la déportation des juifs, ce qui ne donne pas l'impression de l'avoir déjà lu plein de fois. Si le sujet n'est pas tu, on en explore également d'autres (les évènements en amont, le statut des malades mentaux, les aspects politiques,...)



Ma note : 4/5



Tome 3 : Aux portes de l'éternité



Descriptif éditeur : 

Dans La Chute des géants, cinq familles – une américaine, une russe, une allemande, une anglaise et une galloise – se sont croisées, aimées et déchirées au rythme de la Première Guerre mondiale et de la Révolution russe.

L'Hiver du monde racontait la vie de leurs enfants au moment de l'accession au pouvoir des nazis puis des grands drames de la Seconde Guerre mondiale.

Aux portes de l'éternité retrace leurs destinées toujours enchevêtrées à l'ère des immenses troubles sociaux, politiques et économiques des années 1960 à 1990 : lutte pour les droits civiques, guerre du Vietnam, construction du mur de Berlin, crise des missiles de Cuba, guerre froide...

Rebecca Hoffman, professeur en Allemagne de l'Est, découvre que la Stasi l'espionne depuis des années et prend une décision qui aura de graves conséquences sur la vie de tous les membres de sa famille... George Jakes, enfant d'un couple interracial, renonce à une carrière d'avocat d'affaires pour rejoindre le ministère de la Justice que dirige Robert F. Kennedy, participant ainsi aux principaux événements de la lutte pour les droits civiques, tout en livrant une bataille beaucoup plus personnelle... Cameron Dewar, petit-fils de sénateur, n'hésite pas s'engager dans un travail d'espionnage officiel et officieux, au profit d'une cause qu'il croit juste, pour découvrir que le monde est un lieu infiniment plus dangereux qu'il ne l'avait cru... Dimka Dvorkine, jeune collaborateur de Nikita Khrouchtchev, se trouve pour le meilleur comme pour le pire aux premières loges de la course qui conduit les États-Unis et l'Union soviétique au bord de la guerre nucléaire, tandis que sa soeur Tania se taille une place qui la conduira de Moscou à Cuba, puis à Prague et à Varsovie.

Aux portes de l'éternité clôt magistralement cette ample fresque des Temps modernes, ou des personnages attachants affrontent toutes les tragédies du XXe siècle avec une pugnacité sans pareille.




Ma critique : Je connaissais très mal cette partie de l'histoire et j'en ai appris beaucoup sur cette période en lisant ce livre. Heureusement, parce que sans ça je crois que je n'aurais pas été loin de franchement m'ennuyer. 
Le livre souffre de quelques gros défauts que l'on pardonne d'autant moins facilement qu'ils rappellent ceux des tomes précédents. 

Ici encore, on passe à la génération suivante. Pour toutes les familles concernées. Une nouvelle génération quasi synchro ! Ok, certains sont déjà adultes au début du livre alors que d'autres sont encore de jeunes adolescents, Enfin, passons, c'est la règle du jeu... L'aspect plus franchement irritant par contre est la manière dont les générations précédentes apparaissent dans la narration : chaque fois qu'un de ces personnages est évoqué sont fils ou sa fille se souvient avec émotion de ce qu'on lui a raconté sur son rôle au parlement ou pendant la première guerre mondiale, ou encore certaines anecdotes sont propulsées dans la conversasion sans raison et avec beaucoup de redites. La palme revenants aux parents qui lorsque leur enfant leur dit qu'elle veut se marier évoque en gloussant la félation dans un parc de leur premier flirt. Et plus généralement les dialogues attendries avec la génération précédente sont mal écrits, très peu crédibles et lourds de bons sentiments. Parce que oui, du coup, pour faire une trilogie où chaque génération reste attachante, absolument tous les personnages sont complètement tournés vers la famille et incroyablement tendres et tolérants avec celle-ci. Ce n'est pas très réaliste, mais c'est surtout terriblement chiant. 

Autre gros point noir : la romance. Beaucoup de bons sentiments là aussi, écrit de manière trop lourde. Et surtout, des histoires incroyablement similaire au même moment entre les divers personages. Ce qui m'a tout particulièrement agacé, c'est qu'ils ont tous quasiment la même manière de vivre leur sexualité, avec les mêmes révélations, les mêmes notions de respect et plaisir mutuel... Pour une époque de gros bouleversement c'est assez dommage une telle uniformité. Une ou deux fois, c'est mignon pour rendre compte du côté à travers toutes les cultures mais à force c'est sans interet. Surtout en y racontant à chaque fois la même scène érotico-gentillette. Car tous les personages aiment le sexe pratiqué de manière tendre et sensuel, mais sans obsession ni perversion, et bien qu'il soient peu expérimenté sans être pour autant prudes. 

Sinon, le livre reste agréable. On continue avec des chapitres courts qui altèrnent irrégulièrement entre les très nombreux personages principaux, tous des grands gentils ou pas loin (plus que dans les précédents encore, malheureusement). On a envie de connaitre la suite de leurs aventures personnelles et la suite de l'histoire du monde (soit comme moi parce qu'on la connait pas soit pour le côté romancé des réunions aux sommets, mouvements militaires et actes d'espionage). 


Dans sa globalité, ce tome a de nombreuses longueur et finit presque par souffrir d'être insérer des cette trilogie. Les éléments qui marchaient bien dans les tomes précédents sont toujours là (bien que les points de vue des différents personages soient plus similaires et modérés), mais d'avantages noyés sous des tonnes de guimauve. J'en attendait probablement trop, il faut dire que j'étais impatiente de le lire et qu'une fois le livre en mains j'ai eu du mal à avancer. Dommage. 


Ma note : 2/5